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Grève et action internationale chez Lovisa le 1er juillet

29/06/2022 | FR / NL

Vendredi 1er juillet, le personnel de la bijouterie Lovisa se croisera les bras et une action symbolique aura lieu devant les portes du magasin de la place de la Monnaie à Bruxelles. Des actions seront également menées dans d'autres pays. Les syndicats de plusieurs pays européens unissent leurs forces pour la première fois pour demander une protection pour les travailleurs. Une grande agitation sociale règne en effet chez Lovisa. Les travailleurs ne sont pas payés, ou pas correctement, ce qui entraîne des situations dramatiques. Les syndicats appellent le Gouvernement à agir étant donné que la méthode habituelle – la concertation sociale et l'inspection sociale – n'a donné aucun résultat.

Le nom de Lovisa ne vous dit peut-être rien. Il s'agit d'une société australienne cotée en bourse, fondée en 2010 par le milliardaire Brett Blundy. Elle est rapidement devenue l'un des principaux détaillants mondiaux de bijoux « fast-fashion ». La chaîne de magasins est active en Europe depuis 2020. Elle a conclu à l’époque un accord avec Beeline Group pour vendre une partie des magasins européens Six et I Am. Il s’agit de magasins en Belgique, aux Pays-Bas, en France, en Allemagne, au Luxembourg, en Autriche et en Suisse.

Depuis la reprise des magasins Beeline par Lovisa, il règne une grande agitation sociale au sein du personnel. Par exemple, les salaires ne sont pas payés correctement, voire pas du tout. Par conséquent, certains travailleurs ne peuvent pas payer leur loyer. Les travailleurs ne reçoivent pas les documents sociaux nécessaires et il est déjà arrivé que de nouveaux travailleurs commencent à travailler sans contrat de travail ou sans déclaration Dimona. Les problèmes psychosociaux entraînent dès lors un taux d’absentéisme élevé.

Les syndicats belges SETCa et CGSLB constatent que malgré de multiples tentatives de concertation, une procédure de conciliation ouverte au niveau de la commission paritaire et l'intervention de l'inspection sociale, les problèmes persistent. Lors de la dernière réunion de conciliation (qui a eu lieu le 13 juin dernier), la direction a brillé par son absence. C’est la preuve ultime d'un manque de respect absolu envers les préoccupations des travailleurs, la concertation sociale et la législation belge.

Malheureusement, la situation belge n'est pas unique. Dans d’autres pays aussi, les travailleurs et les syndicats rencontrent les mêmes problèmes. Les syndicats tirent à présent la sonnette d'alarme ensemble.

Les syndicats craignent qu'il s'agisse d'un nouvel employeur malhonnête, comparable à Megaworld et FNG. Toutes les voies possibles ont été explorées pour trouver des solutions. Les voies de recours légales ont été épuisées : il y a eu des tentatives constructives de concertation (de la part des syndicats), l'inspection sociale est intervenue, il y a eu une conciliation au sein de la commission paritaire et il y a même eu des grèves. Tout cela sans le moindre résultat ! 

La dernière option est de demander au Gouvernement de mettre un terme à ces situations dramatiques pour les travailleurs.

Le SETCa et la CGSLB appellent à apporter des solutions pour ces travailleurs et leurs éventuels futurs collègues. Ces pratiques sont indignes d’un État de droit aujourd'hui. Ce n’est en tout cas pas un procès-verbal ou une amende qui empêchera le milliardaire Brett Blundy de dormir. L’heure est à une action ferme afin que Lovisa respecte enfin la législation du travail et qu’ainsi, les conditions de travail puissent s’améliorer.

Afin d'attirer l'attention sur la situation des travailleurs, les syndicats mèneront une action le vendredi 1er juillet devant le magasin de la place de la Monnaie à Bruxelles. Les travailleurs de Lovisa se croiseront les bras ce jour-là.

Action le 1er juillet à 11h
Adresse exacte : Place de la Monnaie 18, 1000 Bruxelles